<HTML>
<HEAD>
<TITLE>Astronomie en Alg&#233;rie</TITLE>
</HEAD>
<BODY LANG="EN">
<P>
<center><H1>Astronomie en Alg&#233;rie</H1>   <H2>Rachida Sadat</H2></center>
<P>
<center>Observatoire Astronomique<br>
11, rue de l'Universit&#233;, 67000 Strasbourg, France<br>
&<br>
C.R.A.A.G., BP 63, Bouzareah, Algiers, Algeria<br>
<a href="mailto:sadat@wirtz.u-strasbg.fr">sadat@wirtz.u-strasbg.fr</a></center>
<P>
<H1><A NAME="SECTION00010000000000000000">1. Un peu d'histoire</A></H1>
<P>
L'astronomie en Alg&#233;rie remonte au si&#232;cle dernier lorsque fut construit
``l'Observatoire de laBouzareah&quot; &#224; Alger. Vers 1890, l'Observatoire de 
Bouzareah fut retenu pour participer &#224; l'&#233;laboration de la <I>Carte du Ciel</I>, projet fran&#231;ais qui regroupait plusieurs observatoires europ&#233;ens, australiens, sud-am&#233;ricains, sud-africains et pakistanais dont le but &#233;tait de photographier l'ensemble du ciel sur des plaques de verre gr&#226;ce &#224; un astrographe Gautier sp&#233;cialement con&#231;u &#224; cet effet. Le r&#233;sultat de ce projet repr&#233;sente pour Alger quelques 5000 plaques photographiques qui sont aujourd'hui restaur&#233;es et archiv&#233;es. D'autres instruments 
ont &#233;t&#233; con&#231;us et ont &#233;t&#233; orient&#233;s essentiellement vers la mesure de la position des astres: 
une lunette m&#233;ridienne de Gautier (19 cm), un &#233;quatorial Coud&#233; (Fig.1) et un t&#233;lescope de Foucault (60 cm). Mis &#224; part l'astrographe (Fig.2), tous les autres instruments sont aujourd'hui hors d'usage.
<P>
<table>
<tr valign=bottom>
<td width=50%><center><img src="sadat1.jpg" width=177 height=232 border=0><br>
<STRONG>Figure 1:</STRONG> Petit Equatorial Coud&#233; (objectif de 35 cm d'ouverture et de 6 m de focale)</center></td>
<td width=50%><center><img src="sadat2.jpg" width=192 height=322 border=0><br>
<STRONG>Figure 2:</STRONG> Petit d&#244;me de l'astrographe qui a particip&#233; au projet de la <I>Carte du Ciel</I> (30 cm d'ouverture et 3 m de focale)</center></td>
</tr>
</table>
<P><H1><A NAME="SECTION00020000000000000000">2. Le CRAAG</A></H1>
<P>
En 1980, l'ann&#233;e du s&#233;isme qui a d&#233;truit la ville de Chlef (aujourd'hui El-Asnam), l'Observatoire d'Alger est devenu le <I>CRAAG</I>, Centre de Recherche en 
Astronomie, Astrophysique et G&#233;ophysique. Les missions du <I>CRAAG</I> peuvent se r&#233;sumer en trois points principaux: <BR> 
- la surveillance sismique gr&#226;ce au r&#233;seau national et international de surveillance sismique, <BR> 
- le d&#233;veloppement de la recherche dans les domaines de la G&#233;ophysique et de l'Astrophysique,<BR> 
- la diffusion des connaissances.<BR>
<P>
Il existe actuellement trois d&#233;partements:<BR> 
<UL>
<LI>le D&#233;partement de Sismologie,
<LI>le D&#233;partement d'Astronomie et d'Astrophysique,
<LI>le D&#233;partement de G&#233;ophysique et de G&#233;ologie.
</UL>
<H1><A NAME="SECTION00030000000000000000">3. Le D&#233;partement d'Astronomie et d'Astrophysique</A></H1>
<P>
L'effectif du D&#233;partement est compos&#233; actuellement de 5 charg&#233;s de recherche, d'un attach&#233; de recherche, de 3 charg&#233;s d'&#233;tudes (chercheurs pr&#233;parant leur ma&#238;trise) et de trois doctorants.<BR>
<P>
Les diff&#233;rents projets de recherche d&#233;velopp&#233;s par les chercheurs du D&#233;partement d'Astronomie et d'Astrophysique concernent:<BR> 
<ul>
<li> la Physique solaire
<li> la Physique stellaire (&#233;toiles variables)
<li> la Dynamique Galactique
<li> l'Optique atmosph&#233;rique et Imagerie
<li> le Service de l'Heure.
</ul>
<P>
<H2><A NAME="SECTION00031000000000000000">3.1 Collaborations internationales</A></H2>
<P>
Il existe depuis d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es une &#233;troite collaboration entre les chercheurs du <I>CRAAG</I> et leurs homologues de l'OCA (Observatoire de la C&#244;te d'Azur) et ce dans le cadre de la coop&#233;ration franco-alg&#233;rienne (dite Commission d'Evaluation Mixte, CMEP). C'est ainsi que dans le domaine solaire, par exemple, cette collaboration a permis la modernisation d'un ancien astrolabe Danjon. Cet instrument destin&#233; &#224; la mesure du diam&#232;tre solaire sera install&#233; dans une station situ&#233;e dans le Sud alg&#233;rien, 
 &#224; Tamanrasset plus exactement. Parall&#232;lement &#224; ce projet, cette collaboration vise aussi &#224; mettre en  oeuvre les moyens n&#233;cessaires pour une &#233;tude de site en Alg&#233;rie.<BR> 
Dans le domaine stellaire, un projet de d&#233;veloppement et d'installation (toujours dans le Sud alg&#233;rien) d'une 
station de photom&#233;trie stellaire est en cours de discussion avec les astronomes fran&#231;ais de l'OCA.<BR> 
Toujours dans le cadre de la coop&#233;ration franco-alg&#233;rienne, une collaboration entre l'Observatoire de Bordeaux et le <I>CRAAG</I> avait permis le pr&#234;t d'une machine ZEISS (machine &#224; mesurer les positions des astres sur une plaque photographique); l'objectif &#233;tait de mesurer les mouvements propres des &#233;toiles en utilisant les quelques 5000 plaques photographiques obtenues lors du projet <I>``Carte du Ciel&quot;</I>. Malheureusement, ce projet n'a pas pu aboutir et semble aujourd'hui momentan&#233;ment interrompu. Cependant, une relance de la coop&#233;ration entre le <I>CRAAG</I> et l'Observatoire de Bordeaux pourrait &#234;tre envisag&#233;e sur la base d'un projet de d&#233;pouillement de ces plaques par le microphotom&#232;tre digitalis&#233;, MAMA, situ&#233; &#224; l'Observatoire de Paris.<BR> 
L'astrophysique th&#233;orique touchant &#224; la Dynamique Galactique et &#224; la Physique Solaire repr&#233;sente &#233;galement une des activit&#233;s du D&#233;partement d'Astronomie.<BR> 
Enfin, il existe au <I>CRAAG</I> un service de l'Heure dot&#233; d'un certain nombre d'horloges atomiques que les chercheurs du D&#233;partement d'Astronomie tentent de mettre en place pour la d&#233;finition de l'&#233;talon du temps en Alg&#233;rie.<BR>
<P>
<H2><A NAME="SECTION00032000000000000000">3.2 Formation</A></H2>
<P>
Il n'existe aucun type d'enseignement dans le domaine de l'Astronomie que ce soit dans le domaine exp&#233;rimental ou th&#233;orique. N&#233;anmoins, le D&#233;partement d'Astronomie accueille des &#233;tudiants (ing&#233;nieurs ou physiciens th&#233;oriciens) form&#233;s dans les &#233;coles d'ing&#233;nieurs ou dans les universit&#233;s alg&#233;riennes en fin de cycle universitaire dont il assure la formation au niveau de la Ma&#238;trise et du Doctorat d'Universit&#233;.<BR>
<P>
<H2><A NAME="SECTION00033000000000000000">3.3 Service informatique</A></H2>
<P>
 Jusqu'en 1996, le <I>CRAAG</I> disposait d'un parc informatique aussi r&#233;duit que d&#233;pass&#233;. Gr&#226;ce &#224; de longs efforts fournis par les chercheurs eux-m&#234;mes pour sensibiliser les administratifs, il a &#233;t&#233; possible d'am&#233;liorer et de r&#233;nover de fa&#231;on appr&#233;ciable ce parc informatique par l'acquisition d'un 
Centre de Calcul compos&#233; essentiellement de stations SUN et de PC.<BR>
<P>
<H2><A NAME="SECTION00034000000000000000">3.4 Informations et moyens de communication</A></H2>
<P>
Cependant, l'acc&#232;s &#224; l'information est encore le principal handicap du Centre. En effet, tous les abonnements aux principaux journaux scientifiques ont &#233;t&#233; suspendus depuis 1986. Les chercheurs alg&#233;riens se voient oblig&#233;s
d'utiliser une bonne partie de leur mission &#224; l'&#233;tranger (quand cela est possible) &#224; s'informer sur les derniers  d&#233;veloppements en astronomie. Le <I>CRAAG</I> n'est pas encore li&#233; au r&#233;seau INTERNET, mais il dispose d'une bo&#238;te aux lettres au  CERIST (<a href="http://www.cerist.dz">Centre de Recherche sur l'Information Scientifique et Technique</a>)
 d'Alger que l'on peut interroger par MODEM.
<P>
<H1><A NAME="SECTION00040000000000000000">4 Conclusion</A></H1>
<P>
Cette description succinte de l'activit&#233; de recherche astronomique en 
Alg&#233;rie montre que celle-ci existe et continue &#224; se d&#233;velopper malgr&#233; 
la situation tr&#232;s difficile que traverse le pays. Cependant, l'astronomie 
demeure encore aujourd'hui une discipline non reconnue ou si peu; l'existence 
du D&#233;partement d'Astronomie est moins due &#224; une volont&#233; des autorit&#233;s 
qu'&#224; un heureux concours de circonstances qui se trouvaient par hasard 
r&#233;unies lors de la formation du <I>CRAAG</I>. C'est donc &#224; un combat 
permanent contre cette situation que sont affront&#233;s les astronomes 
alg&#233;riens qui, faut-il le souligner encore une fois, arrivent tant bien 
que mal &#224; maintenir en vie une activit&#233; de recherche en astronomie. Des 
accords de coop&#233;ration du type CMEP existant entre le <I>CRAAG</I> et l'OCA 
doivent se poursuivre et se g&#233;n&#233;raliser &#224; d'autres observatoires 
fran&#231;ais. Des projets exp&#233;rimentaux, pour l'apport technologique que 
cela pourrait entra&#238;ner, sont particuli&#232;rement 
&#224; encourager.<BR> 
Dans une contribution &#224; ``IAU Annual Report&quot; (Sadat, 1996), nous avions demand&#233; aux organismes internationaux tels que l'UAI, l'UN/ESA, d'aider l'astronomie alg&#233;rienne &#224; se doter des moyens n&#233;cessaires &#224; son  d&#233;veloppement, cette aide pouvant se traduire par une mise en place d'un programme d'aide tel que celui d&#233;velopp&#233; en direction des pays de l'Est par l'UAI.
<P>

<B>Remerciements</B><BR> 
Je tiens &#224; remercier A. Irbah, chercheur-astronome au <I>CRAAG</I>, pour son aide tr&#232;s pr&#233;cieuse, J.-C. Valtier et F.R. Querci pour leur nombreux commentaires et remarques, et A. Fresneau pour avoir mis &#224; ma disposition les quelques photos de l'Observatoire d'Alger. Je remercie &#233;galement  P. Martinez pour m'avoir invit&#233;e &#224; m'exprimer au sujet de l'astronomie en Alg&#233;rie.

<P>
 <P><A NAME="SECTIONREF"><H2>References</H2></A><P>
<DL COMPACT>
<DT><STRONG>1</STRONG><DD>
Sadat, R.  1996, <I>Astronomy in Algeria</I>, IAU Newsletter on the Teaching of Astronomy, Triennal National Reports, 1993-1996.
</DL>
<P>
<HR>
<P>
<center><h3>Summary</h3></center>
<I>
Astronomy in Algeria has existed since the last century when the 
Observatoire de 
la Bouzareah was built to take part in the famous French project 
called <I>Carte du Ciel</I>. In 1980 the Observatoire de la Bouzareah
became  the Centre de Recherche en 
Astronomie, Astrophysique et G&#233;ophysique (CRAAG). The 
 main goal of the present staff of the Department of Astronomy 
at CRAAG is to promote the development of astronomy 
through education and research. 
Several scientific projects are under way, ranging from solar physics to 
cosmology, in 
collaboration with international institutions. Two new projects are in 
progress: the measurement of the solar diameter with an astrolabe which 
will be transfered to Tamanrasset in southern Algeria, and the development 
and installation of a 
photometric station in southern Algeria. There is no teaching of astronomy in 
Algerian schools or universities, but the Department of Astronomy 
at CRAAG
accepts students for masters and PhD degees in astronomy. 
The computing facilities at CRAAG have recently
been improved with the acquisition several new SUN stations. There is as yet
no direct internet or email access to CRAAG. The Centre also has 
serious problems regarding subscriptions to scientific journals.
</I>
<p><a href="as2.html"><img src="../backarr.gif" border=0></a>
 <HR>
<P><ADDRESS>
<I>Working Group <BR>
Mon Apr 27 00:29:02 GMT+0200 1998</I>
</ADDRESS>
</BODY>
</HTML>

