La diffusion de notre journal s'étend de plus en plus; le présent
numéro est tiré à 1100 exemplaires.
En collaboration avec des collègues européens et japonais, les
scientifiques africains ouvrent de nouveaux champs de recherche, en
Namibie avec HESS pour l'étude des rayons gamma (astronomie des
hautes énergies), ou bien en Afrique du Sud au SAAO avec IRSF pour
l'étude des Nuages de Magellan (en infrarouge).
Pour faciliter la formation en astrophysique de nombreux étudiants
du continent, l'Afrique du Sud a ouvert une université par
correspondance qui dispense un BSc en Astronomie. Les travaux pratiques
sont effectués avec des télescopes sud-africains; des projets dans
des niches scientifiques adaptées sont préparés.
Plusieurs astrophysiciens africains ont proposé des projets de
Laboratoire d'Astrophysique à leur gouvernement avec la construction
d'un Observatoire National pour l'éducation et la recherche
coordonnée entre plusieurs pays. Certains projets nationaux semblent
aboutir, d'autres, hélas, paraissent être oubliés dans un cabinet
ministériel, attristant et démotivant nos collègues qui se sont
fortement investis. Souhaitons-leur toutefois quelques succès pour
qu'ils gardent espoir dans l'avenir astrophysique et spatial de leur
pays.
Dans ce numéro d'AS/CA, deux articles sur le statut des Sciences de
l'Espace retiennent plus particulièrement l'attention:
- l'un nous vient de collègues de l'Université du Nigéria à Nsukka.
Comme scientifiques, d'abord, ils montrent comment les Sciences de
l'Espace stimulent le dévelop-pement des nouvelles technologies,
comment elles sont un catalyseur pour la jeunesse, comment elles
forment les outils du développement économique et de la culture
moderne. En tant que responsables universitaires, ensuite, ils
définissent les causes du sous-développement en Afrique et proposent
des remèdes.
- l'autre article nous vient de l'Université Mbarara de l'Ouganda.
Notre collègue universitaire y fait état d'une enquête sur l'impact
des Sciences de l'Espace au sein de l'Université. Les conclusions et
les recommandations déduites de cette enquête sont édifiantes. Les
besoins et les solutions y sont clairement exprimés.
Ces deux documents rédigés par des membres de l'élite scientifique
africaine sont des appels solennels aux gouvernements africains en
faveur des Sciences de l'Espace, clefs actuelles indispensables du
développement scientifique, technique et industriel de l'Afrique.
Puissent-ils être entendus par les gouvernements africains qui n'ont
pas encore entrepris de réflexions sur les Sciences de l'Espace. Le
destin de l'Afrique est aussi entre les mains des Africains eux-mêmes. De plus en plus de pays le montrent aujourd'hui. C'est une grande espérance vers le progrès et la paix.
Our Newsletter is becoming more widely circulated, with 1100 copies
of this issue being printed.
In collaboration with their European and Japanese colleagues, African
space scientists are opening new fields of research in Namibia with
HESS to study gamma-rays (high-energy astronomy) and in South Africa
at SAAO with the IRSF for infrared studies of the Magellanic Clouds.
To facilitate training in astrophysics amongst students on the
continent, the University of South Africa offers a BSc in astronomy
as a correspondence course. Training includes the use of South African
telescopes in certain scientific niche areas.
Several African astrophysicists have proposed to their governments
projects on an astrophysical laboratory with the construction of a
National Observatory for education and research coordinated between
several countries. Some national projects are on the way to success.
Unfortunately, others seem to be forgotten by some ministerial
offices. This is depressing and demotivating for our colleagues who
are involved in these projects.
In this issue of AS/CA, we draw attention to two articles concerning
the status of the space sciences in Africa:
- the first comes from colleagues at the University of Nigeria at
Nsukka. As scientists, they show how the space sciences stimulate the
development of new technologies, how they are a catalyst for the
youth, how they form the tools of economic development and modern
culture. As university representatives, they define the causes of
the under-development in Africa and suggest some remedies.
- the second comes from Mbarara University in Uganda. Our university
colleague discusses a survey on the impact of the space sciences at
that University. The conclusions and recommendations drawn from this
survey are enlightening. Needs and solutions are clearly expressed.
These two articles, written by members of the African scientific
elite, are solemn calls to African governments in favour of the
space sciences to present the keys necessary for the scientific,
technical and industrial development of Africa. We can only hope
that they will be heard by African governments who have not yet
considered the importance of the space sciences. Africa's destiny is
in the hands of Africans themselves. A growing number of African
countries recognise this. It is a great step towards progress and
peace.