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<TITLE>Le Lever du Soleil</TITLE> 
<BODY BGCOLOR="WHITE"> <CENTER><H2>Le Lever du Soleil </H2></center> 
<P>
<center><b>Karine Gadr&#233;</b> 
<p> 
<i>Culture Diff' : Entreprise de diffusion de la culture scientifique<br> 
23, Rue Victor Hugo - 31250 REVEL - FRANCE<br> 
e-mail : karine@culturediff.org<br>
http://www.culturediff.org<br></i></center> 
<p> 
<b>Sommaire.</b> En Egypte antique, il n'est pas d'&#233;v&#233;nement
c&#233;leste qui n'ait rev&#234;tu de symbolique particuli&#232;re. Ainsi le 
lever du Soleil, son apparition &#224; la surface de l'horizon oriental sous 
la forme d'un disque rougeoyant, ne d&#233;roge-t-il pas &#224; la r&#232;gle. 
Aux yeux des anciens Egyptiens, la renaissance quotidienne du dieu 
Soleil, son &#233;mergence des eaux du Noun, cet oc&#233;an d'&#233;nergie 
informe dont provient toute forme d'existence, s'apparentait &#224; sa toute 
premi&#232;re manifestation dans le ciel d'Egypte, en ce jour auquel le monde 
fut cr&#233;&#233;, en ce premier jour qu'ils nommaient <i>Sep Tepy</i>. 
<p> 
<b>Abstract.</b> In ancient Egypt, every celestial event took on particular 
symbolism. Among these celestial events, there was the rising of the Sun, 
with its appearance above the eastern horizon as a reddish disk. According to 
the ancient Egyptians, the daily rebirth of the Sun, its coming from the
primeval waters, the waters of the Nun from which comes life on earth and
in the sky, was similar to its very first appearance in the sky of Egypt the 
day the world was created, the day they called <i>Sep Tepy</i>. 
<p> 
<center><b>Le Livre de Nout</b></center> 
<p> 
Plusieurs compositions fun&#233;raires d&#233;taillent cette symbolique en-tourant le 
Lever du Soleil sur la Terre d'Egypte. Ainsi, le Papyrus Carlsberg I, ce texte 
astronomique dat&#233; de l'an 144 de notre &#233;re, qui n'est autre en
r&#233;alit&#233; que la copie tardive de certains des textes hi&#233;roglyphiques
ornant le plafond de quelques tombes royales du Nouvel Empire (vers 1550 - 1050 avant 
notre &#232;re) : tel celui du c&#233;notaphe de S&#233;thi I &#224; Abydos et de la 
tombe de Rams&#232;s IV Th&#232;bes Ouest - dans la Vall&#233;e des Rois, donc. 
<p> 
<center><img src=karen1.jpg></center> 
<p> 
La Figure 1 indique la localisation des textes relatifs au lever du Soleil sur le 
plafond astronomique du c&#233;notaphe de S&#233;thi I &#224; Abydos. Les autres 
inscriptions hi&#233;roglyphiques se r&#233;f&#232;rent quant &#224; elles
&#224; sa disparition progressive sous le cercle de l'horizon, accompagn&#233; 
qu'il est de sept de ces trente-six &#233;toiles d&#233;canales<sup>i</sup> dont 
la succession des culminations dans le m&#233;ridien du lieu marquait le passage 
des heures de la nuit &#224; l'&#233;poque consid&#233;r&#233;e - en effet ces 
sept &#233;toiles &#233;taient situ&#233;es alors &#224; trop grande
proximit&#233; du Soleil pour &#234;tre visibles depuis la Terre d'Egypte.  
<p> 
<center><b>Nout, la déesse du Ciel</b></center> 
<p> 
<img src="karen2.jpg" valign=top align=left>
C'est l'ensemble du cycle diurne du Soleil, donc, que retrace cette composition
funéraire, aidée en cela d'une imagerie céleste fort développée. Ainsi la déesse
du ciel, Nout, au corps parsemé des noms de ces étoiles décanales constellant le ciel
méridional d'Egypte, est-elle supportée par le dieu de l'Air, Chou,
dont les pieds reposent sur cette vaguelette symbo-lisant la Terre
qu'incarne le dieu Geb. Cette imagerie n'est pas sans rappeler
le mythe héliopolitain de la création du monde <sup>ii</sup>, tel qu'il fut exprimé 
sur cette vignette funéraire datant d'époque ultérieure (Figure 2).
<p> 
Sur cette vignette furent en outre dessinées, à proximité directe de Nout,
deux barques solaires. En effet le long de son corps chemine l'astre
du jour, entre l'instant de sa disparition sous l'horizon occidental
et celui de sa réapparition à la surface de l'horizon oriental.
<p>
L'orient et l'occident sont d'ailleurs les deux directions que matérialisent 
les extrémités inférieure et supérieure du corps de la déesse du ciel, Nout
 : "ses fesses sont à l'est, sa tête à l'ouest", soulignent plusieurs passages
du Papyrus Carlsberg.<sup>iii</sup> Cette orientation particulière vient de ce 
que Nout donne quotidiennement naissance au Soleil et aux étoiles dont les
appellations hiéroglyphiques parsèment son corps, puis les avale au moment
venu: celui de leur disparition sous le cercle de l'horizon.<sup>iv</sup
Disparaissant entre ses bras, chacun des objets célestes réapparaît tour à tour 
entre ses cuisses. Ainsi son entrecuisse constitue-t-elle, en quelque sorte, 
la matrice de renaissance quotidienne du Soleil et des autres astres peuplant 
notre univers visible.
<p> 
Déjà, certains des Textes des Pyramides faisaient allusion à l'apparition 
matinale de Rê d'entre les cuisses de Nout. Tel ce passage assimilant le pharaon 
ressuscité au dieu Soleil: "... tu es Rê qui est sorti de Nout qui chaque jour 
donne naissance à Rê, et tu nais chaque jour comme Rê" (PT 1688), ou bien encore: 
"Sa mère le ciel lui prête chaque jour vie comme Rê, et il apparaît avec lui à 
l'est (du ciel) ..." (PT 1835).<sup>v</sup>
<p>
<b><center>Une recréation au quotidien</b></center>
<p>
Plusieurs passages du Papyrus Carlsberg<sup>vi</sup> vont plus loin encore, assumant 
que l'apparition matinale de Rê à la surface de l'horizon oriental requiert sa sortie 
préalable des eaux du Noun, cet océan d'énergie primordial dont provient toute forme 
d'existence. Le dieu Rê constitue la manifestation visible et quotidienne du dieu 
créateur Atoum, rapportent les textes anciens: tout comme Atoum est venu à l'existence 
à partir des eaux du Noun, le dieu Soleil Rê se lève hors du Noun chaque jour 
après s'y être régénéré.<sup>vii</sup>  
<p> 
"Il se lève hors du Noun, Rê", ou bien encore: "Les eaux que sont le Noun se fendent à
 la voix plaintive de sa mère Nout (quand) elle le met au monde", rapportent 
quelques-uns des Textes des Sarcophages (CT 648, 682 et 989).  "Le ciel est ouvert, 
la terre est ouverte, les fenêtres du ciel sont ouvertes, les mouvements du Noun sont 
révélés, les mouvements de la lumière solaire sont mis au jour, par Celui qui fait 
chaque jour", précise même l'un des Textes des Pyramides (PT 1078). 
<p> 
<b><center>La matrice de renaissance quotidienne du Soleil </b></center>
<p>
Dans le texte cosmographique de la douzième heure du Livre de la Nuit, sont d'ailleurs
associés les trois thèmes de la progression dans le Noun, du lever comme une émergence
de la Douat<sup>viii</sup> et comme une sortie de la vulve de la déesse Nout : "Sortir
de la Douat, s'installer dans la barque du jour, naviguer dans le Noun à l'heure de 
Rê, Celle qui contemple la perfection de son maître. Se transformer en
Khépri,<sup>ix</sup> s'élever vers l'horizon. Pénétrer dans la bouche, sortir de la 
vulve. Poindre à l'ouverture de la porte de l'horizon à l'heure, Celle qui fait 
apparaître la perfection de Rê, afin d'assurer l'existence de tout homme, petit bétail
et serpent qu'il a créés".<sup>x</sup>  
<p> 
Un article rédigé voilà quelques années par Nathalie Beaux<sup>xi</sup>, une 
égyptologue française, souligne que cette notion de Douat est étroitement liée à 
l'aurore, à ce moment précis auquel seule la lumière provenant du Soleil sur le point de faire son apparition à l'horizon oriental, est visible depuis la Terre d'Egypte... une lumière crépusculaire que l'un des Textes des Pyramides identifie à la fille de Nout, la déesse du ciel : "Le ciel est empli de vin, Nout a donné naissance à sa fille la lumière crépusculaire, et je me lève", déclare le défunt solarisé (PT 1082). Sans doute une relation étroite existe-t-elle donc entre la Douat et, par extension, les eaux du Noun desquelles le Soleil émerge au petit matin, d'une part, le ciel crépusculaire, d'autre part. 
<p> 

<center><b>La déesse protectrice des naissances </b></center>
<p>
<img src="karen3.jpg" valign=top align=left>
Sur cette renaissance quotidienne du Soleil veillait une déesse vautour nommée 
Nekhbet.<sup>xii</sup> Connue aussi sous la dénomination de "Blanche
de Nekhen",<sup>xiii</sup> elle était l'une de ces déesses présidant aux naissances 
royales et divines.<sup>xiv</sup>
<p> 
La naissance de l'enfant divin était généralement assimilée à la renaissance 
quotidienne du Soleil dans les lueurs de l'aube. Aussi le rôle protecteur et 
nourricier de la déesse vautour à l'égard de l'enfant divin s'étendait-il 
vraisemblablement à celui du Soleil levant. De nombreux vestiges datant du Nouvel 
Empire attestent de cette hypothèse, confirment les liens unissant le Soleil levant, 
l'enfant divin et la déesse Nekhbet. Tel cet objet provenant de la tombe du jeune 
pharaon Toutankhamon, sur lequel figurent deux représentations distinctes de Nekhbet :
l'une, coiffée de la couronne blanche de Haute Egypte, l'autre, de la couronne rouge 
de Basse Egypte. L'un et l'autre valturidés aux ailes déployées encadrent, en signe de
protection, les cartouches du pharaon Toutankhamon et du dieu scarabée Khépri poussant
le disque solaire rougeoyant en direction du ciel que le hiéroglyphe pet, de couleur 
bleue, désigne (Figure 3). 
<p> 
Plus généralement, il semble que c'était en voltigeant au-dessus de Rê le matin, toutes
ailes déployées, que cette déesse vautour participait à la naissance du dieu Soleil, en 
le guidant donc sur le chemin de la renaissance. L'un des textes ornant les parois du 
temple d'Edfou lui attribue d'ailleurs l'épithète "guide de Rê". 
<p> 
<center><b>La venue à l'existence du Soleil</b></center>
<p>
<img src="karen4.jpg" valign=top align=right>
C'est sous l'aspect d'un scarabée nommé Khépri que "le dieu Soleil vient chaque matin à
l'existence, tout comme il vint à l'existence la Première Fois", souligne l'un des 
passages du Papyrus Carlsberg.<sup>xv</sup> L'image de ce scarabée fut d'ailleurs 
portée le long des jambes de Nout, entre cette vaguelette matérialisant la ligne 
d'horizon et la vulve de Nout (Figure 1). Il apparaît ici muni d'ailes. Déjà, les 
Textes des Pyramides faisaient état du caractère parfois ailé de ce scarabée: "Je suis
grimpé sur Chou, je suis monté sur l'aile de Khépri, c'est Nout qui tient ma main, 
c'est Nout qui m'ouvre le chemin" (PT 1757-8). Bien loin d'introduire un nouveau 
concept, les scribes du Nouvel Empire se con-tentèrent donc de l'illustrer. 
<p> 
Khépri est ce jeune Soleil émergeant à peine des eaux primordiales... tout comme il 
émergea de ce formidable réservoir d'énergie qu'est le Noun, au premier jour de son 
antiquité<sup>xvi</sup>: "Je suis l'Eternel (le Créateur), je suis Rê qui est sorti 
du Noun en ce mien nom de Khépri" déclare le défunt solarisé, dans l'un des Textes des
Sarcophages (CT 307). Khépri est donc l'aspect de Rê renaissant au petit matin... une 
renaissance qui s'apparente à la venue à l'existence du dieu créateur Atoum, à partir 
des eaux du Noun.xvii Nombreuses d'ailleurs sont les références à l'autogénèse de 
Khépri, tant au sein des Textes des Pyramides qu'au sein des Textes des Sarcophages. 
<p> 
Khépri est aussi ce scarabée poussant devant lui sa boule d'argile... une boule 
d'argile dont la couleur rougeâtre et la forme arrondie ne sont pas sans rappeler les 
caractéristiques propres au disque solaire faisant son apparition à la surface de 
l'horizon oriental. L'éclosion symbolique de cette boule d'argile contenant le Soleil 
naissant induit la diffusion de ces raies de lumière teintant de rouge le ciel et la 
terre, nous disent les textes.<sup>xviii</sup> Elle crée cette lumière crépusculaire 
au sein de laquelle le disque solaire semble à présent "nager". Le terme "éclosion" 
évoque d'ailleurs l'image de cet oeuf dont le Soleil brise la coque, au moment précis 
de son apparition.<sup>xix</sup> Il apparaît alors reposer sur sa "butte de naissance",
soulignent les textes.<sup>xx</sup>  
<p>
<center><b>La notion de butte primordiale</b></center>
<p>
Cette dernière expression n'est pas sans rappeler la butte primor-diale au sommet de 
laquelle le dieu Soleil dut se hisser, au premier jour de la création du monde, ce 
premier élément organisé faisant son apparition à la surface d'un formidable réservoir
d'énergie créatrice, le Noun. Comme au premier jour, le disque solaire apparaît chaque
matin reposer sur un tertre, une butte émergeant à peine des eaux qu'il créa de 
luimême<sup>xxi</sup> - sans doute cette lumière teintant de rouge l'horizon oriental. 
<p> 
Telle une coquille d'oeuf, sa boule d'argile désormais éclose symbolise la butte sur 
laquelle le Soleil s'appuie pour naître au petit matin, cet îlot de terre que certains
Textes des Pyramides situent dans l'entrecuisse de Nout, lieu de naissance par 
excellence du Soleil: "Entre les cuisses de la déesse Nout se trouve un îlot de terre 
vers lequel le défunt justifié doit nager" (PT 1188). 
<p> 
L'image de cette butte primordiale émergeant d'un océan d'énergie inerte, de ces eaux 
du Noun, semble provenir de la vision, chaque année renouvelée, de l'émergence de 
quelques tertres à la surface du Nil en crue. Sur ces tertres furent symboliquement 
érigés les monuments sacrés qui, aujourd'hui encore, font la splendeur de l'Egypte. 
Ces édifices que sont pyramides, obélisques et temples constituent en quelque sorte 
le témoignage vivant de ce qui fut créé, organisé, structuré, à partir du non-être, à 
partir de cet océan d'énergie informe et inerte qu'est le Noun. 
<p> 
<b><center>De Khepri à Atoum en passant par Rê</b></center>
<p>
<img src="karen5.jpg" valign=top align=right>
Maintenant que le dieu Soleil s'est hissé sur sa "butte de naissance", qu'il baigne 
dans le rougeoiement du ciel matinal et qu'il assume la forme du disque solaire, le 
rôle du scarabée Khépri s'achève. C'est désormais en son nom de Rê que le dieu Soleil 
traversera le ciel d'est en ouest, toute la journée durant. Il figurera alors sous les
traits d'un homme à tête de faucon. 
<p> 
C'est d'ailleurs muni des ailes d'un faucon que le disque solaire apparaît, à proximité
de la bouche de la déesse Nout... une imagerie qui semble faire écho à ce scarabée 
ailé, soit Khépri, figuré le long desjambes de la déesse du ciel. D'où l'idée que la 
course diurne du Soleil s'apparente à celle d'un faucon parcourant les étendues 
célestes... cet espace situé entre le Ciel et la Terre, cet espace que le dieu Chou 
emplit de vie : "Il est la Vie qui est en dessous de Nout", précise l'un des Textes 
des Sarcophages en parlant de Chou (CT 80). 
<p> 
Lorsque le Soleil apparaît à proximité de la bouche de Nout, soit à l'entrée de la 
Douat, c'est que son cycle diurne est achevé, ou plutôt complété. Telle est la 
signification en effet que revêt le terme Atoum, associé au Soleil mourant. En lui 
attribuant l'appellation même du dieu créateur ou démiurge, les anciens Egyptiens ont 
souhaité souligner l'espoir de renouveau qu'il porte en lui. Car sa mort bientôt se 
transformerait en vie à nouveau, sitôt que le dieu Soleil, en son nom de Rê, aura 
émergé des eaux du Noun et de la Douat qu'il pénètre chaque soir, tout comme il 
pénètre le corps de la déesse du ciel, Nout. 
<p>
<b><center>Bibliographiques</b></center>
<ol>
<li>Paul Barguet, "Les Textes des Sarcophages Egyptiens du Moyen Empire", Les Editions 
du Cerf, 1986. 
<li>Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le Nouvel Empire", Editions 
universitaires Fribourg, Suisse, 1994. 
<li>R.O. Faulkner, "The Ancient Egyptian Pyramid Texts", Aris & Phillips, Warminster, 
England. 
<li>J. Malek et J. Baines, "Atlas de l'Egypte ancienne", Editions Nathan, 1981. 
<li>O. Neugebauer et R.A. Parker, "Egyptian Astronomical Texts", Volume 1, Oxford 
University Press, 1960. 
<li>Gilles Roulin, "Le Livre de la Nuit : une composition égyptienne de l'au-delà", 
Editions universitaires Fribourg, Suisse, 1996. 
<li>Jean-Claude Golvin, Philippe Martinez, "Aux sources de l'Egypte ancienne", 
CD-ROM, Editions Les temps qui courent, 1996. 
</ol>
<P>
<center><b>Références</b></center>
<ol type="i">
<li>Les décans égyptiens étaient ces étoiles dont les levers héliaques
successifs se produisaient à quelques 10 jours d'intervalle, tout au long
de l'année "ronde" constituée de 360 jours, mettant ainsi un terme à
leur période d'invisibilité annuelle de 70 jours. Au nombre de 36, ils
appartenaient à cet "anneau décanal" situé sous le cercle de l'écliptique.

<li>Le mythe héliopolitain, élaboré sous l'Ancien Empire, met en scène neuf
divinités, au premier rang desquelles Atoum, soit "Celui qui est complet".
Seul, il aurait engendré un premier couple de divinités, Chou et
Tefnout, respectivement l'Air et l'Humidité, qui, à leur tour,
auraient donné naissance au couple constitué de Geb et de Nout, soit
la Terre et le Ciel. De leur union seraient nés deux autres couples de
divinités, opposés par essence : Osiris et Isis, d'une part, Seth et
Nephtys, d'autre part.  

<li>Com. Col. I, ligne 2, Com. Col. IV, ligne 14, Com. Col. IV, ligne 15, Com. Col. 
IV, ligne 34.  

<li>Geb était furieux de voir sa soeur et épouse Nout avaler leurs enfants, les étoiles, 
comme "une truie avale ses petits". Le dieu de la Terre se faisant menaçant, Chou
entreprit de soulever Nout et de la maintenir de ses propres mains au-dessus de lui. 
C'est en ces termes que le Texte Dramatique, situé à proximité directe du Livre 
de Nout, rapporte la séparation du Ciel et de la Terre.  

<li>Voir aussi CT 51, 60, 258, 267, 306, 349, 648, et 920.  

<li>Com. Col. I, ligne 8 et Com. Col. I, ligne 19.

<li>Pour plus d'informations concernant les rapports entre Atoum et Rê,
voir Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le Nouvel
Empire", Chapitre II, pages 39 à 45. Voir aussi CT 648 et 307.  

<li>La Douat est cet espace de transition menant les astres sur le chemin de la
renaissance.  

<li>Le terme Khépri, qui désigne le Soleil levant, est formé sur la base du verbe kheper,
"venir à l'existence". Il s'écrit à l'aide d'un scarabée.  

<li>Voir Gilles Roulin, "Le Livre de la Nuit", Le lever et le cycle du Soleil, pages
341-342.  

<li>Nathalie Beaux, "La Douat dans les Textes des Pyramides,
Espace et Temps de Gestation" 

<li>L'image de ce vautour apparaît sur la gauche de Nout.  

<li>Précision apportée au plafond de la chambre sépulcrale de Ramsès IV.  

<li>Voir J. Malek et J. Baines, "Atlas de l'Egypte ancienne",
pages 80-81.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 28 à 32.  

<li>Voir PT 1248.

<li>Sur cette association entre le créateur autogène Atoum et
sa manifestation quotidienne en son nom de Khépri,
voir Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le Nouvel
Empire", pages 43-45.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 39-42.  

<li>Sur l'imagerie associée à l'oeuf, voir Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le
Nouvel Empire", page 238.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 39 à 42.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 40-42.  

<li>Les décans égyptiens étaient ces étoiles dont les levers héliaques successifs se produisaient à quelques 10 jours
d'intervalle, tout au long de l'année "ronde" constituée de 360 jours,
mettant ainsi un terme à leur période d'invisibilité annuelle de 70 jours.
Au nombre de 36, ils appartenaient à cet "anneau décanal" situé sous
le cercle de l'écliptique.  

<li>Le mythe héliopolitain, élaboré sous l'Ancien Empire, met en scène neuf divinités, au premier rang desquelles
Atoum, soit "Celui qui est complet". Seul, il aurait engendré un premier
couple de divinités, Chou et Tefnout, respectivement l'Air et l'Humidité,
qui, à leur tour, auraient donné naissance au couple constitué de Geb et
de Nout, soit la Terre et le Ciel. De leur union seraient nés deux
autres couples de divinités, opposés par essence : Osiris et Isis, d'une
part, Seth et Nephtys, d'autre part.  

<li>Com. Col. I, ligne 2, Com. Col. IV, ligne 14, Com. Col. IV, ligne 15, Com. 
Col. IV, ligne 34.

<li>Geb était furieux de voir sa soeur et épouse Nout avaler leurs enfants,
les étoiles, comme "une truie avale ses petits". Le dieu de la Terre
se faisant menaçant, Chou entreprit de soulever Nout et de la maintenir de
ses propres mains au-dessus de lui. C'est en ces termes que le Texte
Dramatique, situé à proximité directe du Livre de Nout, rapporte
la séparation du Ciel et de la Terre.  

<li>Voir aussi CT 51, 60, 258, 267, 306, 349, 648, et 920.  

<li>Com. Col. I, ligne 8 et Com. Col. I, ligne 19.

<li>Pour plus d'informations concernant les rapports entre Atoum et Rê,
voir Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le Nouvel
Empire", Chapitre II, pages 39 à 45. Voir aussi CT 648 et 307.  

<li>La Douat est cet espace de transition menant les astres sur le chemin de la
renaissance.  

<li>Le terme Khépri, qui désigne le Soleil levant, est formé sur la base du verbe kheper,
"venir à l'existence". Il s'écrit à l'aide d'un scarabée.  

<li>Voir Gilles Roulin, "Le Livre de la Nuit", Le lever et le cycle du Soleil, pages
341-342.  

<li>Nathalie Beaux, "La Douat dans les Textes des Pyramides,
Espace et Temps de Gestation".

<li>L'image de ce vautour apparaît sur la gauche de Nout.  

<li>Précision apportée au plafond de la chambre sépulcrale de Ramsès IV.  

<li>Voir J. Malek et J. Baines, "Atlas de l'Egypte ancienne",
pages 80-81.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 28 à 32.  

<li>Voir PT 1248.

<li>Sur cette association entre le créateur autogène Atoum et sa manifestation 
quotidienne en son nom de Khépri, voir Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le Nouvel
Empire", pages 43-45.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 39-42.  

<li>Sur l'imagerie associée à l'oeuf, voir Suzanne Bickel, "La cosmogonie égyptienne avant le
Nouvel Empire", page 238.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 39 à 42.  

<li>Voir Com. Col. I, lignes 40-42.
</ol> 

<a href="as6.html"><img src="../backarr.gif" border=0></a>
<p>
<ADDRESS>
<I>WGSSA<BR>
December 2001</I>
</ADDRESS>
</BODY>
</HTML>

